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Démocratie et pouvoir

Le Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF) partage une synthèse (constats et pistes d’action) des conclusions d’une enquête qu’il a menée en 2010 auprès d’organismes de l’action communautaire autonome (ACA) partout au Québec. Cette enquête a mis en lumière certains constats qui sont directement liés à l’enjeu du pouvoir et de la démocratie dans les organismes.

Sommes nous dans un rapport égalitaire?

Quels sont les effets pervers de professionnalisation du milieu communautaire?

icone_fiche_orangeFiche pouvoir et démocratie  (PDF)

L’action communautaire : quelle autonomie pour ses destinataires

L’autonomie est depuis longtemps une revendication du mouvement communautaire au Québec. Les organismes la réclament autant pour leur propre gestion organisationnelle que pour les destinataires[1] de leurs interventions. Ils ont d’ailleurs obtenu une reconnaissance institutionnelle de leur autonomie avec l’adoption, en 2001, de la Politique gouvernementale en matière d’action communautaire. Mais qu’en est-il de l’autonomie de leurs destinataires?

Le simple fait d’être reconnu par les instances gouvernementales comme un organisme d’action communautaire autonome (ACA) n’est pas garant de pratiques favorisant l’autonomie des destinataires. Quelles seraient les conditions favorables au développement de cette autonomie? Comment concevoir l’autonomie des destinataires dans un contexte où de plus en plus d’acteurs privés et publics (fondations, ministères, etc.) tentent de redéfinir les pratiques d’action communautaire en fonction de leur propre logique?

Car plusieurs acteurs tentent d’utiliser les organismes communautaires pour rejoindre les « clientèles » ou les « personnes vulnérables » ciblées par leurs propres plans d’action, sans pour autant permettre à ces personnes de définir leurs propres besoins, un aspect fondamental et souvent réitéré au sein des organismes communautaires. Ces acteurs gouvernementaux ou philanthropiques ont des idées assez claires des changements d’habitudes de vie qu’ils souhaitent voir adopter par certaines populations, ainsi que du rôle qu’elles devraient jouer dans la société (Depelteau, 2013; Ducharme, 2012; Perron, 2005). Mais cette vision est-elle vraiment partagée et décidée de façon démocratique?

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Par, pour et avec : les défis de la permanence

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La grande majorité des organismes d’action communautaire autonome ont une approche «par, pour et avec», que l’on pense aux groupes de femmes, de jeunes, de personnes âgées, de personnes ayant des limitations fonctionnelles, etc. Plusieurs organisations pourraient nous partager leur expérience particulière et enrichir nos réflexions. Ce texte concerne plus particulièrement le mouvement alternatif en santé mentale, qui a fait de ce principe la pierre angulaire de son développement, et ce, depuis plus de 30 ans.

Dans le milieu alternatif et de défense des droits en santé mentale, le «par, pour et avec» fait partie intégrante du fonctionnement des organismes. En effet, en occupant, en partie, majoritairement ou complètement les espaces démocratiques que sont les conseils d’administration de ces organismes et en étant impliquée dans l’organisation quotidienne, les personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale se retrouvent au cœur de leur fonctionnement. Nous aborderons dans ce texte 2 thèmes : la mobilisation et l’exercice du pouvoir, en s’attardant sur les avantages et les défis qui découlent du «par, pour et avec»…

icone_fiche_orangeCliquez-ici pour lire la suite de la fiche de l’AGIDD-SMQ sur la « Notion du par, pour et avec : les défis de la permanence ».

Motivations, obstacles, gains

logos(coeur)_CMYKCheminement d’une personne au sein d’un groupe de promotion-vigilance (Par, Pour et Avec)

Ma première visite à La Bonne Étoile, groupe d’entraide en santé mentale et groupe de promotion-vigilance, remonte à 1999.  De prime abord, je dois avouer que j’avais énormément de peurs et de préjugés sur la santé mentale. De plus, le fait de fréquenter ce groupe revenait à admettre que j’avais un problème de santé mentale.  Je n’étais pas prête à accueillir cette réalité à cette époque.

Lors de l’apparition des symptômes, j’ai été étiquetée de plusieurs diagnostics, 7 au total.  Très rapidement et presque à mon insu, je me suis retrouvée surmédicamentée et écrasée.  Bref, les effets secondaires des médicaments étaient plus incapacitants que les symptômes de la maladie elle-même.  Différents intervenants se sont succédés dans ma vie, entraînant ainsi des conséquences peu favorables pour moi: perte de pouvoir sur ma vie, perte de confiance en moi et image négative de moi-même. En un mot, EXTINCTION de tout ce que j’étais comme personne.

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